Le rapport PEBEREAU ne nous a pas appris le caractère abyssal de l’endettement de la France. Chacun le sait, ce sont 1 100 milliards d’euros de dettes qui pèsent sur notre avenir d’un poids insupportable.
Il n’est pas utile de s’attarder sur les responsabilités de chacun depuis 25 ans, tous ont leur part mais tout de même, la dérive forte a commencé en 1981 après la défaite de Valéry GISCARD d’ESTAING face à une gauche qui devait « changer la vie ».
Certes si la droite a gouverné par alternance 11 ans pendant cette période elle a, à chaque fois, été contrainte d’assumer les choix démagogiques non financés de la gauche.
Pour nous en tenir à la seule période engagée depuis juin 2002 on notera… et comme membre de la commission des finances de l’assemblée nationale.. je n’ai cessé de le constater que nous devons appliquer des politiques pratiquement irréversibles non financées de manière pérenne… et par la même engagées d’une manière irresponsable dans la mesure où leurs promoteurs savaient qu’on ne pouvait les assumer dès lors qu’elles n’étaient pas gagées sans plus d’activité, plus de travail, plus de richesse.
Comment, sauf à croire au miracle, comment aurait-il pu en être autrement ?
D’autant qu’au lieu d’inciter les Français à plus d’efforts, on leur laissait croire qu’ils pouvaient travailler moins alors que c’est l’inverse qu’il fallait leur dire.
Les mesures sociales généreuses ne peuvent être garanties qu’autant la richesse collective s’accroisse par le travail de tous. C’est cela le véritable progrès social durable. Tout le reste est mensonge et même escroquerie.
Que faire aujourd’hui dans la situation où nous nous trouvons ? Une seule solution, inverser la tendance, comme le propose le rapport PEBEREAU, en réitérant qu’il faudra du temps et du courage politique pour en faire comprendre la nécessité aux Français.
Les Français doivent aussi savoir que s’ils ne veulent pas comprendre la situation et accepter les purges nécessaires, la France ira droit dans le mur.
Si par la même ils condamnaient par les urnes ceux qui les invitent à l’effort et qui sont conduits à les contraindre à l’effort, ils doivent savoir qu’ils remettraient aux manettes de l’Etat ceux qui nous ont conduits là où nous sommes… et croyez-moi qui n’ont toujours rien compris !
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