Vendredi 14 octobre 2005

Le chiffre est tombé : 76 % des personnes interrogées « n’ont pas confiance dans leurs élus » d’après un sondage CSA paru dans Le Parisien le 10 octobre dernier.

 

C’est vrai, c’est une bombe et cela ne fait pas plaisir lorsqu’on est un responsable politique ; mais au-delà de l’impression que cela provoque, au-delà des commentaires catastrophistes que ce sondage ne manque pas de faire déferler, je trouve intéressant de revenir sur une tentative d’explication plus enracinée dans le terreau de la connaissance des comportements politiques de nos concitoyens.

J’y vois davantage un message fort envoyé par les électeurs qu’un véritable signe d’une défiance indépassable. En effet, le 21 avril 2002 (présidentielles),le 28 mars 2004 (régionales), le 29 mai 2005 (référendum), des messages forts ont été envoyés. Ce chiffre de 76 % se trouvent d’ailleurs précisé si l’on considère que pour 78 %, « les élus ignorent leurs problèmes » et 71 % des personnes interrogées « en ont une mauvaise image ».

Ce constat doit permettre d’expliquer et de ne pas demeurer dans un sentiment d’auto flagellation qui consisterait à accepter la fatalité, ce qui est le contraire de la conception que je me fais du rôle d’un élu et du sens de sa mission.

Pour moi, ce sondage me pousse à redéfinir ce qu’est un élu : il est ou elle est un homme ou une femme issu(e) du peuple et qui veut mobiliser ses talents au service de l’intérêt général en pensant améliorer la situation par son action. Si mon cas personnel n’a que peu d’intérêt, il a le mérite d’être illustratif de nombreux autres engagements dans la vie publique et c’est pourquoi je veux vous en parler aujourd’hui ; je suis venu à la politique sur le tard à la quarantaine un peu passé, issu du monde associatif où j’avais eu le sentiment de faire œuvre utile, et parce que je voulais changer le cours des choses pour ma ville, Saint-Gratien. Après trois ans (1980-83) d’une campagne de terrain et de chaque jour autour d’une équipe de « jeunes » qui croyait en elle-même, nous avons repris la ville aux socialistes, nous l’avons conduite vers d’autres directions et nous l’avons conservée jusqu’à aujourd’hui… comment ? En expliquant la situation – déplorable au plan budgétaire – telle que nous l’avions trouvée, en expliquant les choix d’urbanisme nécessaires pour améliorer le cadre de vie et faire émerger une autre vocation, en garantissant un certain nombre de valeurs telles que la transparence, l’équité et l’impartialité, en exposant enfin une vision prospective d’une ville qui est avant tout une communauté humaine qui se projette dans l’avenir.

Les clefs de l’action politique sont, à mon point de vue, toutes contenues dans cette vision locale de « faire de la politique » qui procède de cette expérience et que j’ai toujours, jusqu’à aujourd’hui, appliquée dans la conduite de mon propre engagement en tant que Conseiller général, Président du Conseil général et Député. Quelles sont ces clefs ? Expliquer – garantir – exposer une vision - des choix - une ambition. Le prix d’une vie politique modernisée se paye sur le trébuchet de la pédagogie.

J’ai la faiblesse de croire que cette façon de faire est partagée par nombre de mes collègues et qu’il faut le dire, pas se résigner au déclin.

La pire des réactions face à la dérive actuelle de désintérêt vif de nos concitoyens serait de renoncer à ses convictions et de refuser de défendre sa conception de l’action publique. Il s’agit au contraire d’accepter la complexité de la situation et donc l’idée qu’il faut être endurant pour conduire une politique de changement et de réforme dans le temps.

 

En un mot, refuser le piège des solutions faciles, démagogiques consistant à transférer sa propre responsabilité de citoyen sur un homme ou un groupe d’hommes pour mieux s’en exonérer et sombrer dans le populisme, véritable crépuscule de la démocratie.

Moi je fais le pari de l’intelligence où les responsables politiques ont le courage d’expliquer et les citoyens celui de se mettre au bon niveau d’information pour comprendre les enjeux.

L’échange démocratique doit se faire dans les deux sens et personne ne peut dire qu’il n’a pas sa propre part de responsabilité dans les systèmes complexes dans lesquels nous évoluons.

Alors les messages forts que les Français ont adressé à leur classe politique au fil des derniers scrutins et continuent d’adresser au fil des sondages sont des aiguillons pour nous pousser à trouver les solutions. Mais qu’on ne compte pas sur moi pour faire de la complaisance une règle : sans vous on ne peut rien, et aujourd’hui plus qu’hier, vous devez participer aux chantiers de cette « impulsion nouvelle » dont notre pays a tant besoin.

par François SCELLIER publié dans : Articles
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Mercredi 28 septembre 2005

C’est depuis les Etats-Unis, et plus précisément de Dallas, que je vous fais parvenir mon billet d’aujourd’hui. En effet, j’effectue actuellement un voyage d’étude sur l’organisation du secteur des transports américains avec l’association Avenir Transport créée en 1995 par Dominique BUSSEREAU, alors député de Charente Maritime.

 L’actualité dramatique de l’été dernier m’a particulièrement motivé pour participer à ce voyage d’études. La publication d’une « liste noire » des compagnies aériennes était certes indispensable mais, à mon avis, encore insuffisante. Il convient, ainsi que je le rappelais récemment, de renforcer les actions au plan européen en créant une véritable autorité supranationale de l’aviation civile, en lui donnant les moyens juridiques et financiers d’exercer des missions, pouvant aller jusqu’à exiger la destruction des appareils obsolètes et dangereux.

La délégation à laquelle j’appartiens n’a néanmoins pas vocation à cloisonner uniquement son étude à l’organisation du transport aérien aux Etats-Unis. D’ores et déjà, notre groupe a pu rencontrer la direction des Transports de la Banque mondiale, ainsi que les principales directions sectorielles du Ministère de Transports américains. Lors de ces réunions, c’est l’ensemble des moyens de transport, concernant tant les biens que les personnes, qui a fait l’objet de nos discussions.

Notre séjour à Dallas, qui se termine ce soir, a été l’occasion pour nous de visiter le Salon de l’APTA, le grand salon international sur les transports en commun.

Tous les trois ans, des représentants de l’industrie des transports se retrouvent lors de l’Exposition Internationale des Transports Publics de l’APTA. Plus de 15000 leaders de l’industrie du monde entier y participent pour rencontrer les fournisseurs des tous derniers produits et services de l’industrie des transports publics. J’ai ainsi eu l’occasion d’échanger avec les dirigeants de Worldwide Flight Services (l’un des premiers fournisseurs mondiaux de services au sol, présent dans plus de soixante aéroports à travers le monde), du DART (l’équivalent de la RATP pour Dallas) ou de Trans Texas Corridor.

 Ce dernier propose pour l’Etat du Texas des modes de transports de biens et de personnes particulièrement innovants :

  • le développement du transport de fret par chemin de fer ; la création de voies exclusivement consacrées aux poids lourds sur les grands axes routiers ;
  • la création de trains à grande vitesse desservant les banlieues des grandes villes ;  
  • ou encore l’utilisation des canalisations de pétrole et de gaz pour les transmissions électriques et d’internet à haut-débit.

Le transport aérien reviendra au cœur de nos préoccupations avec la visite à Louisville (Kentucky) du principal centre international de traitement d'envois aériens d’UPS, plaque tournante de son réseau de distribution mondial, baptisé UPS Worldport ; et en fin de semaine, la visite du site de l’usine Boeing à Everett, près de Seattle, berceau du 747.

Le sujet transport est au cœur des problématiques de la vie moderne : emploi, attractivité du territoire, sécurité, développement durable… autant de sujets connexes dont je vous reparlerai encore bientôt !

par François SCELLIER publié dans : Articles
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Vendredi 26 août 2005

C’est avec effroi que nous avons appris ce matin la mort de 17 personnes dont de nombreux enfants dans l’incendie d’un immeuble à Paris.

 Ce drame vient une nouvelle fois illustrer la crise du logement et les conditions de vie de plus en plus précaires dans lesquelles un trop grand nombre de nos concitoyens se trouve contraint de vivre au quotidien notamment en région parisienne.  

Les conséquences de ce drame nous invitent à réfléchir et donnent à ce fait divers tragique une ampleur nationale et sociale. Inflation des loyers, accès au parc locatif privé impossible pour les revenus modestes et principalement les jeunes qui peuvent encore moins devenir propriétaires du fait du coût élevé du mètre carré, manque de logements, notamment sociaux, défaut d’entretien d’un certain nombre d’immeubles…sont autant de facteurs constatés qui méritent d’être traités et auxquels il convient de trouver des solutions concrètes sans plus tarder en adoptant des mesures d’urgences.

 Ainsi, la question du logement ne concerne plus seulement nos concitoyens les plus en difficulté mais aussi ceux locataires notamment qui souhaiteraient pouvoir accéder à la propriété dans un contexte où les loyers augmentent sans cesse et où les taux d’emprunts restent bas.

 Il est devenu nécessaire aujourd’hui de mettre en œuvre un plan ambitieux pour le logement de tous dans des conditions décentes.

 Les aides à la personne pour les plus en difficultés sont nécessaires mais ne sont pas suffisantes, il faut investir tous les créneaux envisageables :

 

 -accélérer la libération du foncier constructible détenu par les grandes entreprises notamment publiques (SNCF, EDF, France Télécom, assurances, banques, acteurs institutionnels divers…) mais aussi par les propriétaires privés qui le gèlent  parfois pour bénéficier de plus-values importantes,

 -poursuivre l’incitation à la vente des logements locatifs sociaux à leurs occupants à chaque fois que cela est possible, pour libérer des moyens d’investir dans la construction de nouveaux logements ou l’entretien lourd du patrimoine immobilier,

 -ne plus tolérer la location d’immeubles dans des conditions d’insécurité insuffisantes pas seulement au niveau de l’hygiène mais aussi de la sécurité incendie et pour cela établir « un plan ORSEC » logement.

 Ce ne sont là que quelques mesures qui pourraient être opérationnelles sans délais… mais il y en a beaucoup d’autres dont certaines ont été particulièrement efficaces dans d’autres pays européens et qui pourraient nous inspirer.

 Ce ne sont pas les idées qui manquent, ni même souvent les moyens financiers pour les mettre en œuvre, mais parfois hélas une volonté politique forte et permanente.

 

 

Sans un logement décent pour une famille toutes les autres mesures prises pour réussir son insertion sociale seraient vaines.

par François SCELLIER publié dans : Articles
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Jeudi 21 juillet 2005
Vous n'êtes sûrement pas sans avoir eu vent du débat qui agite les communes de la Vallée de Montmorency depuis le mois de mai. Un projet du SGAP de Versailles (Secrétariat général pour l'administration de la police) prévoit en effet la mise en place sur les terrains occupés jusqu'aujourd'hui par la CRS 7, à Deuil-la-Barre, d'un Centre de rétention administrative, structure d'hébergement pour les individus entrés illégalement sur notre territoire en attente d'une décision de justice.

La mobilisation contre l'implantation de ce CRA, avec la création en quarante-huit heures d'un collectif de plus de huit cents membres réunis autour de Jean-Claude NOYER, a été unanime et sans précédent.

Je suis pour ma part personnellement intervenu en interpellant à plusieurs reprises Dominique de VILLEPIN et Nicolas SARKOZY. En tant que Maire de Saint-Gratien pendant dix-huit ans, Conseiller général depuis vingt ans et Président du Conseil général depuis huit ans et enfin comme Député depuis trois ans, j'ai bien entendu appelé de mes vœux et soutenu une politique énergique mais juste d'immigration. J'ai ainsi pu constater la nécessité de créer des places nouvelles dans les centres de rétention.

Ce que je ne puis approuver, et cela en phase avec tous mes collègues élus de la 6ème circonscription du Val d'Oise, c'est que cette décision ait pu être prise sans information préalable des élus du secteur, sans aucune concertation avec la population, alors que manifestement le lieu d'implantation, l'un des plus peuplés d'un secteur à vocation résidentielle, n'est pas pertinent.

C'est la raison pour laquelle j'ai réclamé le blocage de cette installation, en différant notamment le choix de la maîtrise d'œuvre et en recherchant un site d'implantation plus adéquat, en limite de zone d'activité et sur un grand axe de circulation entre Roissy et Cergy, où est situé le Tribunal administratif. En tout état de cause, ce nouveau terrain devra être immédiatement constructible et ne comporter en germe aucun des problèmes qui nous mobilisent aujourd'hui.

Vous pouvez être assuré de mon engagement et je ne manquerai pas de vous informer ponctuellement des suites de ce dossier. Je souhaite de tout cœur que le pragmatisme l'emporte sur les solutions technocratiques.
par François SCELLIER publié dans : Articles
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Mercredi 20 juillet 2005

Cette phrase n'est pas un credo mais bien une ligne directrice dans ma conduite d'élu et d'homme de terrain. En faisant le choix en 2002 de devenir député, j'ai décidé de porter au plan national les imperfections constatées sur le terrain en tant que Maire de Saint Gratien (durant 18 ans), et Conseiller général du canton (depuis 1985) pour y apporter des solutions concrètes, efficaces, de nature à améliorer l'environnement législatif des Français.
J'ai toujours considéré le champ d'action de l'élu local comme un territoire expérimental où il était possible de modéliser les attentes mais aussi, à partir de ces cas pratiques, les solutions pour adapter la loi au plus près des besoins des Français.
C'était aussi pour moi, et c'est le sens de mon action législative depuis trois ans, le moyen de saisir à bras le corps les dossiers typiquement valdoisiens, comme les nuisances aériennes, pour forcer la porte des cabinets ministériels et trouver les solutions idoines. Cette volonté politique est à l'épreuve de ma détermination, tant il est vrai qu'il ne suffit pas de vouloir pour que les choses changent mais qu'il faut sans cesse se battre jusqu'à l'obstination parfois pour obtenir satisfaction.
Nicolas Sarkozy l'a mieux dit que moi : "j'ai rarement été arrêté par des Français qui trouvaient que les hommes politiques en faisaient trop… la vérité c'est qu'ils n'en font pas assez". C'est de cette dynamique là dont on a besoin et à laquelle je m'efforce de contribuer.
Alors, j'ai choisi de venir, au-delà de mes permanences parlementaires, de la correspondance que j'entretiens avec les uns ou les autres, de la communication médiatique ou des relations tissées avec les adhérents d'une association d'information citoyenne que j'ai créée en 2002, Res publica, vous rencontrer chaque jour sur le terrain du débat d'idées, de l'échange pour vous exposer mes choix et mes positions mais aussi pour vous écouter, pour discuter….
C'est pourquoi ce blog est pour moi un espace de rencontre auquel je tiens, que je veux vivant et qui, j'en fais le vœu, servira la cause de l'intérêt général en étant capable de faire émerger des idées nouvelles et d'assurer les conditions d'un échange innovant dans sa forme et utile pour nous tous.

par François SCELLIER publié dans : Articles
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Agenda

Réunion publique départementale de soutien à Nicolas SARKOZY animée par Valérie PECRESSE, Député des Yvelines, Porte-parole de l'UMP

Mardi 24 avril 2007 à 20h

Salle des Fêtes d'Enghien-les-Bains (18, avenue de Ceinture)

SARKOZY.FR

Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy

Le livre noir des régions socialistes

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