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Avant hier, j’ai eu l’occasion à l’Ecole élémentaire des Frères Lumières à Montmagny de visiter la classe de CM2 de Monsieur Maréchal, sélectionnée pour élire le représentant junior de la 6ème circonscription du Val d’Oise au 13ème Parlement des Enfants, qui se tiendra le 10 juin 2006, à l’Assemblée nationale.
Durant près d’1h30, j’ai tenu à leur expliquer en détail la fonction de parlementaire, en présentant le rôle du Parlement et plus particulièrement de l’Assemblée nationale, sa fonction législative mais également les fonctions de contrôle et d’investigation qui lui sont rattachées.
Un échange instructif pour chacun s’en est suivi, au cours duquel la proposition de loi élaborée par les élèves, qui sera défendue devant ses pairs par mon délégué, Teddy Léandre ou par ses suppléantes, Estelle Saenz ou Mélanie Bourgoin le 10 juin au nom de la 6ème circonscription, m’a été présentée, proposition fort judicieuse et qui reçoit toute mon adhésion.
A l’issue d’une rencontre qui s’est avérée tant pour eux que pour moi très enrichissante, les élèves ont tenu à m’envoyer le courrier électronique suivant :
Monsieur le député,
Nous sommes vraiment très heureux de vous avoir accueilli ce matin dans
notre classe. Nous avons beaucoup appris en vous écoutant et nous voulons
vous remercier pour vos félicitations à propos de notre proposition loi et
pour toutes vos explications sur le travail d'un député.
Nous aurions aimé vous garder plus longtemps car nous avions tant de choses
à vous raconter, et tellement de questions à vous poser!
Mais nous savons que nous avons eu beaucoup de chance de vous recevoir.
Alors, nous vous disons tous à bientôt (peut-être le lundi 24 avril, lorsque
nous irons visiter le palais Bourbon) et encore merci!
C'était formidable de vous rencontrer "en vrai"!
auquel j’ai répondu de la manière suivante
Pour faire suite à vos messages, je vous remercie à mon tour pour la chaleur
de votre accueil.
J'ai eu beaucoup de plaisir à vous rencontrer et vous m'avez appris
beaucoup. Votre proposition de loi est parfaite car elle ne se borne pas à
instaurer un CV anonyme mais elle donne des solutions quant au contrôle de
l'application de la loi.
A votre contact, j'ai pu constater que notre France était belle lorsqu'elle
ouvrait à chacun, quel que soit son origine ou la couleur de sa peau, son
école, l'école de la République où chacun peut apprendre avec des maîtres
dévoués et compétents.
Ecoutez bien vos maîtres car ils sont la clef qui vous ouvrira une vie de
citoyen conscient de ses droits mais aussi de ses devoirs dont le premier
est le respect, respect des autres, respect des choses.
Merci de m'accorder votre amitié, je vous donne la mienne.

Bonjour Mr Scellier ;
C'est à coup sûr, par les temps qui courrent , plus confortable de rencontrer les élèves de CM2 que les lycéens!
Mais trève d'ironie ; je suis pour ma part un fervent partisan de l'opération parlement des enfants (d'autant qu'en son temps ma fille a été députée junior).
C'est effectivement avec des opérations de ce type, avec une pédagogie active et "contaminante" (dans le bon sens du terme) que les bonnes pratiques et le respect en société s'acquiert et de façon durable parce que précoce.
La meilleure connaissance possible de nos institutions est un garant d'un bon fonctionnement sociétal.
Encore faut-il que ce fonctionnement ne soit pas protéiforme
Ainsi, les derniers évènements ne sont pas de nature à obtenir une lecture claire des choses : comment peut-on expliquer ce rôle nouveau des présidents de groupe parlementaire dans la bizzarre agitation qu'on tente de déguiser en négociation sur le CPE.
Comment comprendre ce rôle nouveau du parlement et qu'en l'espèce il ne soit pas confié à la commission sociale?
Votre avis de parlementaire sur ce point m'intéresse énormément.
Cordialement
Gilles Calvet
Simple citoyen.
bonjour monsieur le député
bonjour je m'appelle alison haouzi de l'école élémentaire frere lumiére je suis dans la classe de monsieur Maréchal.Je voudrais vous posé une question :êtes_vous pour la droit ou pour la gauche ?
au revoir monsieur le député
Cher Jeune Homme,
La Gauche et la Droite font sûrement référence à des idées que vous ne maîtrisez pas tout à fait...mais pour être clair, et répondre à votre question, je suis de la Droite, membre du parti radical au sein de l'UMP, parti majoritaire au Parlement.
François Scellier
Monsieur Calvet,
Votre message m’inspire deux réflexions : primo, sur la forme que vous utilisez pour vous présenter il n’y a pas de « simple citoyen », il y a des citoyens, c’est tout. Le sens de l’unité nationale procède d’abord et avant tout d’un corps social uni et solidaire et qui en a la conscience.
Secondo, sur le fond de votre remarque, si je partage avec vous la nécessité qu’il y a d’éduquer nos enfants à la chose publique et donc à l’esprit civique, je ne trouve pas « protéiforme » le fonctionnement de nos institutions.
Au cas d’espèce, le Premier ministre a demandé dès le 1er avril aux parlementaires (de la majorité) de se mettre au travail ; dans cette logique, les deux présidents de groupe sont représentatifs de l’ensemble de leurs collègues, toutes commissions confondues. Ce qui prévaut dans une affaire de cette nature, c’est d’assurer une cohérence politique pour trouver le chemin de la sortie de crise. En la matière, je ne crois pas qu’il y a des choses qui se font et d’autres pas… il y a seulement, à l’examen des faits, des solutions qui s’imposent avec pragmatisme pour autant que celles-ci reflètent le courant majoritaire dans l’opinion publique : c’est tout le sens du travail de ce groupe parlementaire, impulsé par le Président de la république, en accord avec le Premier ministre et sous la férule du Président de l’UMP, qui a présidé à l’écriture de la proposition de loi visant à remplacer l’article 8 de la Loi sur l’égalité des chances.
Chaque situation commande une attitude différente ; l’innovation doit aussi être aux commandes de l’Etat, surtout lorsque les circonstances rendent les rapports sociaux tendus au point qu’on peut parler de crise. Il fallait en sortir.
François Scellier
Bonjour Monsieur Scellier ;
Si j'utilise le terme simple citoyen pour me présenter c'est pour bien insister sur deux éléments : d'abord ma qualité de citoyen à laquelle je tiens beaucoup (mais ça vous l'aviez compris) mais également sur le fait que je ne représente que moi-même puisque je ne suis ni élu ni militant d'un quelconque parti ou mouvement politique.
Sur le fond je ne retire pas (je réitérerai plutôt) le terme de protéiforme de l'utilisation des institutions dans les derniers soubresauts du CPE. Mais je me contenterai d'incompréhensible, voire d'illisible ( parce que je resterai délibérément gentil).
Je conçois mal en effet que le Chef de l'Etat ait promulgué une loi dont il invite en même temps à sa non application.
Cette attitude non seulement est difficilement compréhensible sauf à ne la considérer que pour ce qu'elle est : une pirouette pour éviter de désavouer le premier ministre, elle est par ailleurs en contradiction avec la loi pénale (ainsi que l'a rappelé un de mes anciens profs de droit civil dans un hebdo, lundi dernier : le fait pour un dépositaire de l'autorité publique à appeler à ne pas appliquer ou faire barrage à la loi de la république est passible d'amende et de prison ferme ; cocasse, non?).
Il fallait bien sortir de la crise dites-vous
Certes,
Il aurait mieux valu ne pas la créer pour des raisons de fierté mal placée ;
Il aurait mieux valu reculer à temps,
Il aurait mieux valu éviter pour ce faire de monter tout un édifice qui apparaît comme une mascarade (désolé mais c'est le retour que j'en ai de la part d'amis étrangers)
Et il vaudrait mieux tirer les leçons des expériences passées et récentes.
Ce qui n'est visiblement pas le cas si l'on considère les ratés du texte anti tabac présenté par le ministre de la santé !
Bien cordialement ;
Gilles Calvet
Simple citoyen (eh oui : j'insiste!)
Cher Teddy,
Ces « associations de rencontre » se nomment en réalité « groupes d’amitié ». Un groupe d’amitié est un groupe de parlementaires destiné à "créer ou resserrer des liens d'amitié avec des parlements étrangers" selon la définition qu’en a donné le Bureau de l’Assemblée nationale.
D'un point de vue fonctionnel, on pourrait dire aujourd'hui qu'un groupe d'amitié est un instrument privilégié de la politique de relations internationales de l'Assemblée et l'un des relais parlementaires de la politique étrangère de la France.
C'est en 1959 que le Bureau reconnut explicitement leur existence. Désormais, l’Assemblée nationale noue des liens avec tout pays membre de l’ONU, sous réserve du respect de différents critères tels que l'existence d'un parlement et de relations diplomatiques de la France avec le pays concerné.
Au delà des relations d'amitié qu'ils ont traditionnellement pour vocation d'entretenir, ces groupes constituent un relais parlementaire auquel les ambassades françaises et étrangères du monde entier et le Ministère des affaires Etrangères font couramment appel.
L’Assemblée nationale compte actuellement 162 groupes d’amitié.
Bien cordialement,
François Scellier
Bonjour monsieur Scellier
Je voudrais poser une question :qui est le président de l'UMP??
merci de votre reponse
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